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lundi 11 juillet 2011

Initiation au pilotage

Récit de Morgane

Il y a des jours où l'on se sent pousser des ailes et où l'on a pas forcément envie de garder les pieds sur terre.. et il y a d'autres jours où cela arrive vraiment !

Nicolas vient d'avoir sa licence de pilote pro.. Morgane aime s'envoyer en l'air de temps en temps... Ce qui arriva devait donc arriver! Nico emmena Morgane voler.. et ça la fit planer...

Par un beau dimanche du mois de juin, je prends donc ma voiture direction l'aérodrome de Chavenay. Non sans mal, je réussis à trouver mon chemin.. j'y arrive même en avance.. mais comme je suis sympa, je vous éviterai mon itinéraire en campagne qui n'a fait que confirmer mon pitoyable sens de l'orientation!

Nico est déjà prêt, on fait donc les présentations: "Morgane voici le D-430, le D-430 voici Morgane". Après ses formalités, Nicolas m'explique les vérifications à effectuer à l'extérieur de l'appareil.. les boulons tiennent les ailes, tout va bien !!
Le temps de jeter un coup d'oeil sur la carte (Nico a organisé un itinéraire d'une heure) et on grimpe dans l'appareil.

J'adore cette sensation d'adrénaline juste avant le vol.. les vérifications à effectuer, le moteur qui s'allume dans un bruit sourd, l'hélice qui se met à couper le vent, la cabine qui tremble légèrement...
Les casques nous coupent du bruit envahissant du moteur et on entend plus que nos souffles et nos voix de robots vérifiant que tout fonctionnent parfaitement.
Les casques sont OK et après quelques conseils de sécurité, on prévient la tour de contrôle que Quebec, notre oiseau du jour est prêt à s'envoler!

Les pistes de l’aérodrome de Chavenay sont en herbe, ça secoue un peu jusqu'à ce qu'on se mette aligné à la piste 23 "prêt à décoller mon commandant!"

On prend de l'allure et très rapidement Nico fait décoller les 600 kilos de l'avion. Nous sommes à 2 000 pieds au dessus du sol et j'ai la tête dans les nuages!

Le vol se passe "comme sur des roulettes", on se passe les commandes, on contrôle l'altitude et on surveille notre itinéraire.. Evidemment, là il ne fallait plus compter sur moi!
- "Tu vois l'embranchement de l'autoroute ??"
- " Euh.. umh ... euh... oui oui Nico.. oui oui..."
- " Donc maintenant on va suivre la voie de chemin de fer"
- " Depuis quand y a une voie de chemin de fer à Chaveney??"

Bah oui.. pas de panneaux dans les couloirs aériens!

Sur le retour on est parfaitement dans les temps, poussé par le vent on vole beaucoup plus vite ! L'attérissage se fait en douceur malgré les petites rafales de vent essayant de nous déséquilibrer!

On retourne au hangar ranger la bête ( Ouf! pas de créneau à faire! ) et on s'immerge dans le monde des passionnés de l'aviation. Une femme de 65 ans, cheveux courts habillé à la garçonne version Amélia Earhart est en train de construire son avion en kit, un autre nous fait la présentation de tous les avions.. de vrais trésors.. et des autres pièces qui sont rangées ça et là de tous côtés du hangar. Un vieux planneur, des ailes d'avion de la guerre 39-45, des hélices,... On se prend au jeu de ces grands enfants dont les yeux brillent à chaque fois qu'ils utilisent le mot "voler". Quoi de mieux de conclure une matinée nuageuse par ses regards ensoleillés..

Un grand merci à mon commandant pour m'avoir donné des ailes.



Depuis la nuit des temps, l'homme a toujours rêvé de voler et je pense toujours en montant dans un avion pour apprendre à piloter à la chance que nous avons de vivre cette époque qui nous permet de réaliser les rêves dans grands hommes...

samedi 26 mars 2011

Deauville vu par Jean-Paul




Vol du Samedi 19 mars 2011
Récit de Jean-Paul:


J’ai fait la connaissance de Nicolas et de sa passion pour le pilotage après qu’il soit venu voir le Big Show un spectacle dans lequel je joue. Autant dire que je le connaissais peu au moment où je décidais de lui confier ma vie et celle de mon fils pour un vol en direction de Deauville. RDV fut pris un samedi matin au métro Pont de Sèvres où le Commandant de bord Nicolas Hue nous convia à monter à bord… de sa Peugeot  106 série limité Jeans. ½  heure plus tard nous arrivâmes au terrain juste avant que mon fils ne vomisse dans la voiture ce qui aurait été dommage pour les sièges en jeans de la 106. Sur le hangar de l’aérodrome une grande inscription « Ministère de l’Intérieur » et soudain une angoisse : et si ce vol était un piège, un prétexte pour renvoyer chez eux des travailleurs étrangers ;  Nicolas Hue, malgré son air sympathique était  peut-être un agent du Ministère de l’Intérieur . Puis je me raisonnais. Premièrement, j’étais français, je vérifiais quand même discrètement que j’avais bien ma carte d’identité sur moi et deuxièmement je ne travaillais pas. Nicolas ouvrit le hangar et nous découvrîmes notre avion qui contrairement à ce que pouvait indiquer son nom « Robin » n’était pas en bois ce qui acheva de me rassurer.  A ce moment là Nicolas me demanda de faire ce qu’aucune compagnie  même low cost n’a jamais osé demander à ses passagers à savoir pousser l’avion pour le sortir du hangar ! J’obtempérais en espérant que le service à bord serait de meilleure qualité et en me demandant quel film ils allaient projeter. En nous installant dans l’avion je compris bien vite que le service serait minimum, même pas une hôtesse pour donner les consignes de sécurité. De toutes façons si une hôtesse avait voulu monter dans l’avion il aurait fallu qu’elle s’assoie sur mes genoux ce qui pour le coup n’aurait peut-être pas été désagréable…  
Juste avant de décoller, échaudé par l’épisode de la 106, je fis boire à mon fils une large rasade de sirop censé empêcher le mal des transports. L’effet fut immédiat, 2 minutes après le décollage… il dormait ! Moi qui avais imaginé cette excursion pour lui faire plaisir… Nicolas me donna un casque radio mais impossible de sélectionner la moindre station FM intéressante ; nous étions branché sur la fréquence de la tour de contrôle d’où un individu parlait dans un langage codé (pour éviter que l’on ait peur ?) difficilement compréhensible. C’est ainsi que j’appris que notre avion s’appelait Golf Hotel X-Ray. Golf Hotel quand on va à Deauville je comprends, mais X-Ray ? Allions nous traverser le nuage radioactif en provenance du Japon ? Au moment du décollage je faillis risquer un trait d’humour en disant « Hue !  Commandant ! » mais en voyant le visage concentré de Nicolas je me dis que ce n’était pas le moment. Une fois en l’air, il me donna une carte et me demanda de repérer au sol, une rivière, une voie de chemin de fer, une route afin qu’il se repère… Mayday ! J’étais dans un avion qui ne savait pas où il allait ! Alors que j’étais en train de chercher le parachute, Nicolas me rassura et m’expliqua que c’était le principe du pilotage à vue, on prépare sa route au préalable sur la carte puis ensuite on vérifie au sol que l’on est bien dans la bonne direction. C’était également la raison pour laquelle on ne pouvait voler qu’en cas de beau temps ce qui était le cas ce jour là. Discrètement je fis un 360° pour essayer de repérer le nuage qui nous aurait privé de la vue et nous aurait fait atterrir à Tombouctou mais Nicolas avait bien préparé son affaire et la météo était excellente. 

Je pus  à ce moment là commencer à me détendre et profiter du paysage superbe des côtes normandes approchantes. 2 minutes avant l’atterrissage, je pris soin de réveiller mon fils afin qu’il en profite un peu… Je lui dis : « On arrive », il me répondit « Déjà ? » Pour lui le vol Paris Deauville avait duré 4’. Encore plus rapide qu’en Rafale !

Une fois descendu de l’avion, à regret, on y prend vite gout,  nous prîmes un bon café et nous nous séparâmes, Nicolas retournant  à Paris. Sa mission était terminée il nous avait emmené à bon port (aéroport…) en toute sécurité et d’une manière originale et plaisante." 

jeudi 24 mars 2011

Paris - Dieppe vu par Fatime

Vol du dimanche 20 Mars


Bonjour à tous, comme je préfère toujours voler accompagné afin de partager ma passion, je suis parti à Dieppe avec Fatime Dimanche dernier. Pour essayer d'apporter un regard nouveau à ce blog, je lui ai demandé de faire son propre récit que je vous retransmets tel quel. Merci beaucoup à l’intéressée.


Familière du voyage en avion de ligne, c’est toujours avec appréhension que j’aborde les différentes étapes du vol que sont le décollage, l’atterrissage et surtout les séquences de turbulences. Réaliser ce vol Paris-Dieppe, uniquement pour le plaisir de voler, ce qui n’est habituellement pas le cas, était donc une petite séance de dressage à mener contre cette désagréable sensation qu’est le vol pour moi, en général. Bien entendu, le pilote avait toute ma confiance, quelques regards discrets m’ont permis d’estimer, à l’aune de mes capacités, son assurance et sa maitrise, gages pour moi de voyage en toute sécurité. Il ne restait donc que mon appréhension à maitriser.Le décollage : positionnement sur la piste, accélération, décollage de quelques mètres du sol et…. quelques secondes s’écoulent, (nous volons toujours ras de la piste), et hop, prise d’altitude. Ouf ! il était temps. Survol de l’aérodrome, positionnement sur la trajectoire, quelques légères secousses quand même, (on est dans un petit avion, et le moindre mouvement sur le manche se répercute sur l’ensemble de l’engin) et c’est parti. C’est super beau !Et extrêmement stable jusqu’à destination. Atterrissage en douceur. Rencontres toujours très intéressantes d’autres passionnés sur le tarmac de l’aérodrome de Dieppe. Et Décollage à nouveau pour un retour sur Chavenay, un peu plus mouvementé pour le coup, les nuages produisent des énergies, me dit-on !Et là, c’est un « kiss » qui nous fait rencontrer la piste, un atterrissage plus qu’en douceur, à peine sensible; il est vraiment doué, Nicolas ! C’est lui qui est aux commandes.Vous l’aurez bien compris, c’est une expérience inoubliable et qu’on projette bien de  renouveler. Ça y est je suis mordue !"


Afficher Chavenay - Dieppe sur une carte plus grande